Situation du marché de l’immobilier en 2014 et 2015

Situation de l'immobilier
28/09/18

2014 représente une période de transition du marché immobilier français. Avec l’apparition des dispositifs législatifs comme les lois Pinel, Hamon ou loi ALUR, ces nouvelles lois ont pour effet de dynamiser le marché de l’immobilier résidentiel inerte qui est encore sous l’effet de la crise économique.

Comme pour la demande de bien, le marché de l’immobilier a atteint un record de baisse depuis 5 ans. La demande de bien a diminué de 4 % au cours de l’année 2013 – 2014. Ces constats ne sont pas valables sur le marché immobilier de la région parisienne qui reste solide et dynamique. En effet, l’année 2014 a été toujours forte à Paris en enregistrant +19 % alors que l’Île-de-France est de +5 %. La demande de biens immobiliers est également importante dans les grandes agglomérations.

Généralement, la demande est plus grande que l’offre sauf pour les appartements familiaux et les villas spacieuses. Les propriétaires des habitations de grandes surfaces ont des difficultés à trouver des acquéreurs.

Bilan sur la baisse des prix de l’immobilier

La tendance à la baisse des prix de l’immobilier remonte depuis 2011. Selon le rapport au niveau national, le coût moyen du m² a enregistré une baisse de -1,9 %. En 2014, la moyenne était de 2816 €/m² (2024 €/m² pour les maisons et 3553 €/m² pour acheter un segment d’appartement).

Les prix diminuent dans tout l’hexagone. A Paris, la baisse est de -1,2 %, -1,7 % en Île-de-France et -3 % dans d’autres régions. En plus de cette diminution, les acheteurs ont l’habitude de négocier les prix à la baisse. L’écart de prix est de 6,25 % entre le tarif affiché et le prix d’achat. Pour l’achat du bien immobilier en 2014, les acquéreurs sont plus raisonnables tandis que les vendeurs plus réalistes. De ce fait, le montant du prix de l’immobilier est moins négocié qu’avant surtout si des biens immobiliers concernés par la transaction possèdent une petite surface où la demande est plus nombreuse que l’offre.

La durée pour vendre un logement est généralement moins de 3 mois et demi. La moyenne d’une vente en région est de 4 mois alors qu’à Paris la moyenne de la transaction est de 76 jours.

Même si les prix de l’immobilier diminuent, le marché ne s’effondre pas. Les ménages qui ne pouvaient pas investir sur un projet d’achat de biens immobiliers peuvent profiter des taux d’intérêt bas et des prix de l’immobilier plus réalistes compte tenu du marché pour devenir propriétaire.

L’écart de prix au m² est sensiblement important entre les logements situés en ville et ceux qui sont dans des zones rurales. La différence présente une véritable fracture immobilière.

Amélioration de la vente des habitations

Comparé aux résultats de 2013, on constate une augmentation de +0,4 % sur le rapport de 2014. Si les transactions connaissent une chute de 1,3 % dans les régions, le niveau de demande a augmenté de 3,5 % à Paris et 4 % en région parisienne.

Les délais d’une vente sont généralement stables. Cela ne reflète pas l’état actuel du marché. Les biens immobiliers les plus recherchés sont les petites surfaces avec 55 % des demandes d’appartement d’une pièce et de 57 % pour des maisons disposant de 2 chambres.

Si en 2014, 56 % des acheteurs sont des secundo-accédants, entre 2013 et 2014 on constate une augmentation des primo-accédants (de 28 % à 31 %). Les primo accédant disposent de dossiers plus solides qui sont consolidés par une part plus importante d’apport.

État du marché de l’immobilier en 2015

De 2014 à 2015, le marché immobilier a suivi de tendance. Les prix ont poursuivi leurs régressions jusqu’à atteindre un niveau maximum de 2 %. L’activité des principales transactions immobilières est concentrée sur les grandes villes comme Paris et Île-de-France.

Avec l’assouplissement de la loi ALUR, l’augmentation des investisseurs redynamise le marché de l’immobilier tout en multipliant davantage le nombre des primo-accédants.