Savoir se vendre et vendre son entreprise 

savoir se vendre l Recrutimmo
11/11/20

C’est confirmé* : bien plus que les outils (encore que…) ce sont les process de recrutement qui font encore défaut à de trop nombreuses entreprises du secteur de l’immobilier : manque de réflexion sur le management, sur l’identité et les valeurs véhiculées autant que sur le projet collectif.

Autant de sujets qui arrivent pourtant en tête des préoccupations des candidats à la recherche d’un premier ou d’un nouveau poste.

*selon l'étude annuelle Recrutimmo 2020

Le constat

Si les moyens utilisés et les fins recherchées par les candidats ont considérablement évolué ces dernières années (et plus encore ces derniers mois), force est de constater que beaucoup de recruteurs peinent encore à adopter un fonctionnement qui leur permettrait de faire du recrutement un acte de management aussi naturel que peut l’être la réunion quotidienne d’équipe… et donc de se simplifier cette mission pourtant essentielle à la vie et au développement de leur activité.

Ce fonctionnement, quel est-il, quels en sont les fondamentaux ?

Le premier réside sans aucun doute dans l’identification et la définition du projet d’entreprise et des valeurs attachées à celui-ci: à l’heure où 84% des candidats interrogés par Recrutimmo affirment être en quête de sens tout autant que d’une vision entrepreneuriale, et où 81% de ces mêmes candidats se renseignent sur ces sujets avant de postuler, il convient de les travailler habituellement et de communiquer « fort et clair » sur ceux-là. Avant, pendant et après le recrutement.

Le deuxième réside dans la nécessaire (ré) évaluation, par le recruteur, du mode de management pratiqué dans l’entreprise. Est-il « directif » ? « Participatif » ? « Délégatif » ? Uniquement l’un ou l’autre ou bien agile et « situationnel » sachant doser l’un et l’autre?

Selon la réponse qui sera apportée il conviendra certainement, dans un premier temps, de prendre du recul afin d’engager des changements ou des ajustements s’agissant d’usages managériaux devenus parfois obsolètes à force de rigidité, et être ainsi en mesure de capter des candidats dont 94%, toujours selon l’étude Recrutimmo, privilégient une « bonne ambiance au travail ».

Le troisième concerne la diffusion de la « marque employeur », dont on rappelle qu’elle est principalement constituée de :

  • la vision de l’entreprise, son projet
  • les valeurs de l’entreprise
  • la qualité du management
  • la qualité du développement des ressources humaines (développement des compétences et de l’employabilité, gestion des carrières, formation, etc.)
  • les conditions de travail (équilibre vie pro/vie perso)
  • les engagements sociaux (pratiques en matière de lutte contre la discrimination, d’égalité professionnelle)
  • la politique de rémunération et avantages, le système d’évaluation et de reconnaissance

Par quels moyens ?

Car il ne suffit pas de satisfaire aux impératifs du premier point évoqué plus haut, encore faut-il les faire vivre et savoir communiquer sur ceux-ci sachant que les professionnels de l’immobilier accusent pour bon nombre d’entre eux un certain retard quant aux bonnes pratiques du « faire-savoir ». Le budget consacré à la communication sur les réalisations, les performances et les perspectives de l’entreprise, comme celui dédié au recrutement digitalisé ou à l’ « e-réputation » restent le plus souvent bien trop en deçà des investissements nécessaires. 

C’est assurément en cultivant régulièrement ces fondamentaux que « se vendre et vendre l’entreprise » devient habituel et naturel pour le recruteur, puisque le « terrain » aura été préparé et que le candidat aura pu, en amont de l’entretien, identifier et recueillir des informations qui lui auront permis (ou pas) de se reconnaître et se projeter dans le projet et les valeurs véhiculés par l’entreprise.

Il n’en reste pas moins nécessaire, lors de l’échange avec celle ou celui qui postule au poste proposé, de se singulariser encore en ne négligeant pas d’expliciter les différents aspects qui forment la vie de l’entreprise et permettent de distinguer celle-ci des concurrents : outils de travail, organisation, innovations, motivations, animations, etc.

S’agissant d’un marché « en tension » dans lequel, toujours selon l’étude Recrutimmo, 86% des candidats se disent en écoute active et 71% affirment avoir été contactés par un recruteur dans les six derniers mois, il apparaît plus que jamais comme nécessaire de mettre en place et/ou d’affirmer les fondamentaux évoqués ici.