L’immobilier au cours du 1er semestre 2015

clés du marché 2015
28/09/18

Le marché de l’immobilier français en début d’année 2015 a enregistré un regain d’activité de 5,5 % des transactions immobilières sur l’ensemble du territoire. Les principales explications de cette augmentation se traduisent par des taux d’intérêt accessibles et la chute des prix des biens immobiliers.

Des investisseurs français de plus en plus confiants dans l’immobilier

En se référant dans sa généralité, la demande de bien a connu une augmentation importante de 6 %. En Île-de-France, l’augmentation du marché immobilière a connu une hausse considérable de 10 %. Si à Paris la croissance atteint 3 %, dans les régions, l’augmentation atteint 6 %. Les primo-accédants en régions sont également plus nombreux, à tel point qu’ils représentent plus d’un tiers des opérations. Les demandes les plus importantes sont les studios et les 2 pièces qui représentent 55 % de part du marché tandis que les petites maisons composées de 1 ou 2 chambres représentent 45 % des demandes. En ce qui concerne les autres biens immobiliers, les vendeurs ont repositionné leurs biens équipés de plusieurs pièces afin de trouver plus de clients intéressés.

À la différence de cette situation, on constate une raréfaction de l’offre de biens mis en vente sur le marché. Par exemple, à Paris et en Île-de-France les biens immobiliers à vendre manquent surtout quand il s’agit de trouver des offres de studio et de 2 pièces. Ces types de marchés représentent seulement 50 % de propositions disponibles en vente alors que la demande atteint 68 %. De nombreux investisseurs et bailleurs craignent sur l’application des effets de la loi ALUR, surtout concernant les règlements relatifs aux loyers à tel point qu’ils préfèrent conserver leur bien à la location même si cette loi offre aux bénéficiaires la possibilité du rabotage des revenus.

Une baisse des prix de l’immobilier confirmés à un rythme modéré

Le premier semestre 2015, on a constaté une hausse des biens qui permet de soutenir la baisse des prix modérés atteignant -2,3 %. Le prix moyen au m² à Paris a diminué de 1,9 % au premier semestre 2015. Le prix atteint ainsi le niveau de 2010 avec un tarif qui se stabilisait à 7929 €/m².

La baisse du marché n’empêche pas les primo-accédants de s’intéresser au marché francilien qui est plus abordable. Ce type d’offre affiche un prix moyen de 3556 €/m².

Des tarifs différents plus marqués en régions

L’évolution des prix des marchés de l’immobilier est très différente selon les régions. En moyenne la baisse des prix de l’immobilier atteint 2,8 %. Le coût moyen sur l’ensemble de l’Hexagone est similaire à celui de 2005 avec une moyenne de 1936 €/m². Comme pour certaines régions victimes de fracture immobilière, la Bretagne et le Nord enregistrent une baisse avoisinant 10 % tandis que les prix des maisons et appartements dans les régions comme l’Alsace affiche une augmentation dépassant 1 %.

Une amélioration des délais de vente des biens immobiliers

Pour vendre un bien en 2015, les propriétaires réalisent en moyenne les transactions immobilières sous la barre des 100 jours. Le délai de vente à Paris et en Île-de-France est de 77 jours pour la capitale et 93 jours pour vendre un bien dans le département francilien. Ceux qui veulent vendre leurs biens dans les régions doivent s’attendre à une durée de vente moyenne de plus de 3 mois (près de 105 jours).

Conclusion sur l’immobilier lors du premier semestre 2015

En début d’année 2015, la demande reste stable compte tenu de la présence des primo-accédants, des taux d’intérêt en baisse et du retour des secundo-accédants. Le fait que ces derniers acheteurs représentent une hausse modérée, leur présence est extrêmement favorable puisque leur niveau permet de contribuer à l’amélioration des projets immobiliers.

Même si l’offre en baisse est tendue, les propriétaires immobiliers réalisent cependant des ventes plus régulières soutenues notamment par un retour des projets des secundo-accédants. Ces investisseurs savent que la chute des prix est aussi avantageuse à la vente qu’à l’achat et qu’en y ajoutant de faibles taux d’intérêt, cela permet de bénéficier d’une nouvelle solvabilité pour se lancer dans un projet immobilier visant à améliorer leur confort. De cette manière, ils pourront miser sur l’économie ou sur le coût du crédit pour compléter l’éventuelle moins-value réalisée sur la vente du bien immobilier.

Avec la relance des nouveaux programmes, cette opportunité peut encourager les mises en vente de logements anciens. En prenant compte de ce contexte, le montant des transactions pourrait augmenter de 6 %. L’avantage avec le marché plus dynamique est qu’il permet d’amortir la fluctuation du marché de l’immobilier afin de stabiliser à 2 % en fin d’année 2015.